Newsflash

OUVERTURE d'un DU DE RECHERCHE en SOINS COURANTS

PARTENARIAT  AFREK avec UPEC  (Université de Paris Créteil) et l'Ecole Supérieure de MONTSOURIS

 

L’AFREK sollicitée par la CNAMTS pour donner son avis scientifique

 

Objectif :

Démontrer la pertinence de la création d’un acte de rééducation cardio –vasculaire inscrit à la nomenclature des actes du MK libéral.

 

La CNAMTS représentée par le Dr Soubielle, médecin  conseil.

Les professionnels représentés par :
Madame FERRY : MK du CHU de Nancy et chargée de cours à l’IFMK.

Monsieur BARBET Régis : MK salarié de centre de rééducation.
Monsieur PETIT André : MK libéral : Centre Mail 14  à la Rochelle.
Madame DEVAUD Françoise : MK libérale.

 

Nous avons dû définir à quel  moment de l’évolution de la pathologie, cet acte de rééducation cardio vasculaire en cabinet libéral, pouvait intervenir, et pour quelles pathologies.

 

Rappel des textes légaux

Le décret n° 2000-577 du 27 juin 2000, relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute dispose à son article 5 :

 

« - Sur prescription médicale, le masseur kinésithérapeute est habilité à participer aux traitements de rééducation suivants : […] « rééducation concernant un système ou un appareil : - rééducation orthopédique; - rééducation neurologique; - rééducation des affections traumatiques ou non de l'appareil locomoteur; - rééducation respiratoire; - rééducation cardio-vasculaire, sous réserve des dispositions de l'article 8 »

 

Art. 8 du même décret « Sur prescription médicale, et à condition qu'un médecin puisse intervenir à tout moment, le masseur-kinésithérapeute est habilité :

  • A pratiquer des élongations vertébrales par tractions mécaniques (mise en œuvre manuelle ou électrique);
  • A participer à la rééducation cardio-vasculaire de sujets atteints d'infarctus du myocarde récent et à procéder à l'enregistrement d'électrocardiogrammes au cours des séances de rééducation cardio-vasculaire, l'interprétation en étant réservée au médecin;
  • A participer à la rééducation respiratoire. »

 

 

Définition des phases habituelles de rééducation cardio vasculaires

  1. Stade I: hospitalisation jusqu'à J+15 ou J+20
    Le MK libéral n’intervient pas à ce stade
  2. Stade II: réadaptation en centre spécialisé de convalescence 
    Le centre spécialisé dans le réentraînement à l'effort accueille le malade entre 4 et 10 semaines à partir de J+15.  Le stade II distingue deux phases
    - Phase II initiale. La réadaptation consiste en des exercices respiratoires, gymniques, de la marche. La marche, au début à 15 minutes réparties en deux fois par jour est augmentée de 20 minutes par semaine. On admet une augmentation maximum de 20 à 30 bats/min ou 10 à 20 bats/min pour les patients sous médicaments bradycardisants. En cas d'épreuve d'effort précoce favorable, on admet une augmentation de 5 à 10 bats/min de ces données. Les notions d'échauffement (5 mn) et de retour au calme (5 mn) doivent bien sûr être respectées. Le pouls initial doit être retrouvé après 3 minutes de repos.
    - Phase II avancée. Elle nécessite un réentraînement à l'effort aérobique très progressif à partir de J+ 40, 3 fois par semaine pendant 6 à 8 semaines. Le patient devra dans le même temps faire son apprentissage de la prise du pouls et un apprentissage des sensations d'effort.
    Actuellement  cette phase est progressivement transmise à des structures ambulatoires, pour éviter l'hospitalisation coûteuse et souvent traumatisante pour les patients.
    C’est à cette phase que nous pouvons intervenir dans nos cabinets libéraux
  3. Stade III: réentraînement autonome 
    A ce stade, le patient autonome a repris le travail et doit lui-même prendre en main sa remise en condition physique. A ce stade, où, hormis les associations cœur et santé dépourvues de moyens, il n'existe aucune structure d'accueil, 80% des patients abandonnent l'exercice physique par peur, douleur et solitude.
    Le stade III consiste essentiellement à améliorer les capacités physiques du patient.
    C’est à cette phase que nous pouvons intervenir dans nos cabinets libéraux
  4. Mesures d'accompagnement 
    Tout au long de la rééducation, le patient nécessite une éducation à l'effort, à la relaxation, un suivi psychologique, des informations prophylactiques, hygiéniques, diététiques, physiologiques.
    Les patients en stade III gagneront à fréquenter les clubs cœur et santé mis en place sous l'égide de la F.F.C. Ces structures associatives, permettent de conserver un minimum d'activité et un soutien psychologique. Ces structures sont malheureusement dépourvues des moyens nécessaires pour répondre aux exigences du RE stade III.
    A ce stade le patient bénéficiera d’’un entrainement surveillé dans des séances de kinésithérapie de groupe chez un MK libéral.

 

Conclusion

  1. Le MK libéral pourrait avoir 20à 25 séances dans le cas d’infarctus peu grave.
  2. Après la sortie de centre des cas plus grave, il pourrait avoir le même nombre de séances  pour préparer le retour au sport du patient.
  3. Le MK  peut ensuite dispenser un réentrainement à l’effort en groupe pour des patients qui le souhaitent.

Cette réunion s’est soldée par  un accord pour une demande d’évaluation d’un acte par la HAS

Si validation, passage devant le CA de la CNAMTS.